Masterarbeit, 2010
111 Seiten
Introduction
I. Interaction verbale et “piège“ de la communication
1. Le contresens de mauvaise foi
1.1. Les pièges discursifs mis en œuvre par Zazie
1.2. L’ambiguïté comme procédé
1.2.1. Le script ignoré
1.2.2. Des déictiques ambigus
1.2.3. L’interprétation littérale des expressions figées
1.2.4. Ambiguïté de l’homophonie et de l’homonymie
2. Un décodage difficile
2.1. Indétermination ou non identification du coréférent
2.2. L’interrogation portant sur l'ellipse
3. Difficulté de l’interprétation des contenus implicites
3.1. La question piège
3.2. Un savoir non partagé
3.3. Des actes de langage inopérants
4. L'impertinence de Zazie
4.1. Questionner pour intimider
4.2. Les termes péjoratifs comme dévalorisation de l’univers référentiel
4.2.1. Miner le discours de l’autre
4.2.2. Le recours à un vocabulaire à connotations péjoratives
II. La fonction métalinguistique dominante dans le discours des interlocuteurs
1. La fonction du discours métalinguistique
1.1. Le métalangage dans le discours du narrateur
1.1.1. Le métalangage dans les incises
1.1.2. Le métalangage dans le commentaire
1.2. Le métalangage dans le discours des personnages
1.2.1. Le métalangage explicite
1.2.2. Le métalangage implicite
2. Une poétique des néologismes
2.1. Un nouveau mode de dérivation
2.2. Néologie verbale : la création de nouveaux verbes
2.3. La surdétermination par la création verbale
3. L’altération morpho-syntaxique
3.1. Les métaboles graphiques
3.2. L'amalgame syntaxique
3.3. La transcription de la liaison
4. L’hermétisme des jeux de mots
4.1. Polysémie et Homophonie comme outils pour interroger le langage
4.2. La manipulation des expressions figées
III. Polyphonie et implicite du langage
1. La disparité des registres
1.1. La dissonance : Variété et mélange des tons
1.2. L’éthos discursif du “Satyre“
1.3. La répétition polyphonique
2. La multiplicité des idiolectes
2.1. L’argotique et le littéraire
2.2. L’archaïque et le moderne
3. Intertextualité et intratextualité
3.1. Modalités de la référence à d’autres textes
3.2. Fonction de la référence à d’autres textes
3.3. Modalités de la référence à son propre texte
3.3.1. L’allusion au discours de Zazie
3.3.2. La répétition par automatisme
3.4. Fonction de la référence à son propre texte
Conclusion
Cette étude vise à analyser la complexité de l'interprétation des contenus implicites dans le roman Zazie dans le métro de Raymond Queneau. La recherche s'articule autour d'une approche inférentielle et pragmatique, cherchant à répondre à la question : comment la poétique de Queneau exploite-t-elle la dimension implicite du discours pour construire une œuvre où le non-dit est aussi esthétiquement pertinent que le dit ?
1.2. L’ambiguïté comme procédé
Les interlocuteurs utilisent, dans plusieurs occurrences, l’ambiguïté comme une stratégie discursive. Nous rappellerons l’origine du terme stratégie qui « vient de l’art de conduire les opérations d’une armée sur un terrain d’action (il s’oppose alors à la tactique) au point qu’il a fini par désigner une partie de la science militaire et a pu faire l’objet d’un enseignement. » . Cette origine peut nous renseigner sur l’aspect conflictuel de cette composante discursive. Le narrateur utilise d’ailleurs la métaphore de la guerre lorsqu’il évoque un personnage en train de préparer une réplique violente et défensive :
«C’était le moment de se forger quelque bouclier verbal » (p.10)
ou lorsqu’il parle d’un personnage incapable de se défendre quand il est agressé verbalement :
« La narquoiserie du ton devient presque offensante pour l’interlocuteur qui, d’ailleurs, s’empresse d’avouer sa défaite. » (p.15)
Et dans un autre roman, Le Chiendent, nous trouvons cette métaphore de la guerre employée par le narrateur pour décrire des conversations violentes :
« Il protesta. L’autre refusa la fermeture. Et de nouveau les “Meussieu“, les “Meussieu je vous dis“, les “mais Meussieu“ voltigèrent d’un bout à l’autre du compartiment, artillerie brenneuse et polie, boulets miteux et marmiteux que le lecteur de La Croix gobait au passage comme des œufs pourris. »
« Entre Etienne. On met quelques instants à réaliser la situation ; lorsqu’elle est réalisée, l’attaque se déclenche. Etienne est cerné. »
I. Interaction verbale et “piège“ de la communication: Ce chapitre examine comment la communication dans le roman devient un lieu d'agression et de stratégie, notamment à travers le "contre-sens de mauvaise foi" utilisé par Zazie.
II. La fonction métalinguistique dominante dans le discours des interlocuteurs: Cette partie analyse comment Queneau utilise la réflexion sur la langue (néologismes, altérations morpho-syntaxiques) comme un outil réflexif et un moyen de défier les normes établies.
III. Polyphonie et implicite du langage: Le chapitre final traite de l'hétérogénéité des voix, des registres et de l'intertextualité qui construisent une œuvre polyphonique, rendant l'interprétation du sens volontairement complexe pour le lecteur.
Zazie dans le métro, Raymond Queneau, Pragmatik, Inferenz, Implizit, Metasprache, Neologismen, Polyphonie, Intertextualität, Sprachspiel, Diskursanalyse, Kommunikation, Mehrdeutigkeit, Ironie, Literaturanalyse.
Diese Arbeit untersucht die Verwendung von impliziten Inhalten und pragmatischen Phänomenen in Raymond Queneaus Roman "Zazie dans le métro". Es geht um die Art und Weise, wie Sprache als Instrument für Kommunikation, aber auch für Missverständnisse und Machtspiele eingesetzt wird.
Die Arbeit fokussiert sich auf die pragmatische Sprachanalyse, die Funktion des Metasprachlichen im Text, die Polyphonie (Vielstimmigkeit) der Erzählung sowie die kreativen sprachlichen Abweichungen durch Neologismen und morpho-syntaktische Veränderungen.
Das Ziel ist es, aufzuzeigen, wie Queneaus Poetik die implizite Dimension des Diskurses nutzt, um ein literarisches Werk zu schaffen, in dem das Ungesagte eine ebenso große ästhetische Relevanz besitzt wie das Ausgesprochene.
Der Autor stützt sich auf die pragmatische Linguistik, insbesondere auf die Inferenztheorie von Kerbrat-Orecchioni, die Sprechakttheorie sowie Ansätze der Diskursanalyse und Intertextualitätsforschung.
Der Hauptteil analysiert verbale Interaktionen, die Funktion des Metasprachlichen (sowohl durch den Erzähler als auch durch die Figuren), die Poetik der Neologismen sowie die Polyphonie und die disparaten Sprachregister im Roman.
Die Arbeit wird vor allem durch Begriffe wie Implizit, Inferenz, Pragmatik, Metasprache, Neologismen, Polyphonie und Intertextualität geprägt.
Zazie simuliert häufig Unwissenheit oder missversteht absichtlich die pragmatische Intention ihrer Gesprächspartner, um diese zu verunsichern, Autoritäten infrage zu stellen und die Machtverhältnisse in den Dialogen zu ihren Gunsten zu verschieben.
Das Metasprachliche dient als Distanzierungsmittel. Durch Kommentare zu den Dialogen oder autokorrektive Einschübe legt der Erzähler die Konstruiertheit des Romans offen und zwingt den Leser zu einer aktiven, analytischen Interpretation des Textes.
Die Sprache ist hybrid, da der Erzähler oft den vulgären oder grammatikalisch inkorrekten Jargon seiner Figuren übernimmt. Dies führt zu einer Vermischung von literarischer Erzählstimme und umgangssprachlicher Doxa, was ironische Distanzierung ermöglicht.
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