Masterarbeit, 2014
173 Seiten
Introduction
Premier chapitre: La représentation des territoires
L'espace politique
L'espace : ensemble des terres et des villes
Un espace à double face
L'espace : une existence sonore
Deuxième chapitre: La présence du Mur
Le Mur, paratexte et contextes
L'être du Mur
Le faire du Mur
Troisième chapitre: Les caractéristiques de l'espace à l'époque du Mur
Le renforcement de la domination
L'expropriation
L'absence d'espace intime
L'enfermement et l'isolement
Quatrième chapitre: La représentation du mouvement dans l'espace
Le mouvement circulatoire
Le check-point
Le mouvement créatif
Conclusion
Cette étude analyse trois films documentaires français pour explorer la représentation de l'espace palestinien sous l'influence du Mur de séparation, en examinant comment les réalisateurs utilisent les outils cinématographiques pour témoigner du conflit et de la vie quotidienne. Elle se concentre sur la manière dont cet espace est perçu, délimité et vécu par les habitants, tout en mettant en lumière le rôle du Mur comme élément central de la reconfiguration spatiale et sociale.
L'espace politique
Bien avant le plan d’ensemble cinématographique, la carte géographique offrait une vue d’ensemble de l’espace. Cette dernière est, il est vrai, la représentation d’une surface plane et d’emblée vide mais elle reste la plus efficace à donner une vision politisée de l’espace où s’animera plus tard la vie quotidienne.
C’est Franck Salomé dans Un mur à Jérusalem qui a recouru aux cartes géographiques. Outre la carte géographique détaillée accrochée au mur dans le bureau de Jessica Montell, directrice exécutive de B’Tselem (Centre Israélien d’Informations sur les Droits de l’Homme dans les Territoires Occupés), carte qui lui sert d’arrière-plan, Franck Salomé anime la carte géographique pour l’utiliser dans un but explicatif de l’état politique actuel de ces territoires.
La carte, montrant d’abord en couleurs rose et jaune les zones israéliennes et celles palestiniennes d’après la partition de l’ONU en 1947, s’anime ensuite et trace « la ligne verte », ligne frontalière israélo-palestinienne définie après l’armistice en 1949. Les villes palestiniennes les plus importantes commencent alors à surgir dans leurs emplacements sur la carte, ce qui aidera le spectateur à les situer : Hébron, Jéricho, Jénine, Naplouse, Ramallah, Bethléem et Jérusalem.
Un gros plan sur la carte géographique explique comment Jérusalem, partagée en ouest israélien et est palestinien en 1947, revient actuellement tout entière à Israël ; après la défaite de 1967, Israël trace ce qu’il appelle « la ligne municipale » annexant ainsi la partie orientale de la ville.
Premier chapitre: La représentation des territoires: Ce chapitre étudie la représentation filmique des territoires palestiniens en examinant leur situation politique, leur topographie et l'usage du son pour spécifier l'identité des lieux.
Deuxième chapitre: La présence du Mur: Ce chapitre analyse la personnification du Mur de séparation, son rôle central en tant qu'élément narratif et les différentes formes de graffiti qui en font un espace d'expression.
Troisième chapitre: Les caractéristiques de l'espace à l'époque du Mur: Ce chapitre explore comment le Mur renforce la domination israélienne, entraîne l'expropriation et l'absence d'intimité, et génère un enfermement et un isolement croissants pour les Palestiniens.
Quatrième chapitre: La représentation du mouvement dans l'espace: Ce chapitre porte sur la manière dont le Mur et les check-points régulent, bloquent et compliquent la circulation humaine, tout en soulignant les réponses créatives et les stratégies de contournement des populations.
Cinéma documentaire, Espace palestinien, Mur de séparation, Conflit israélo-palestinien, Occupation, Représentation filmique, Vie quotidienne, Enfermement, Check-point, Graffiti, Résistance, Mobilité, Frontière, Identité, Témoignage.
La thèse analyse la représentation de l'espace palestinien au moment de la construction du Mur de séparation à travers trois films documentaires français.
Il s'agit de "Mur" de Simone Bitton (2004), "Un mur à Jérusalem" de Franck Salomé (2007) et "Sans rires Jeux sous surveillance" de Nicolas Dupuis et Delphine Dumas (2010).
L'objectif est d'étudier comment les réalisateurs utilisent les outils cinématographiques pour tisser une représentation de l'espace palestinien dans le contexte socio-politique de l'occupation.
L'étude repose sur une analyse cinématographique rigoureuse (choix des plans, angles de vue, montage, gestion du son) croisée avec des éléments de contexte politique et sociologique.
Le deuxième chapitre se consacre à la "présence du Mur", analysant son importance, ses différentes appellations, sa récurrence dans les plans et son rôle en tant que "personnage" ou "monstre" dans les documentaires.
Les mots-clés essentiels incluent le documentaire engagé, l'espace, la réalité, le Mur de séparation, le mouvement, l'enfermement et le témoignage.
Le Mur transforme l'espace en un "ghetto" ou une "prison", en effritant le territoire, en annihilant l'intimité domestique et en imposant des restrictions sévères à la circulation des personnes.
Les graffitis servent d'exutoire, de moyen de résistance politique et de tentative de communication par-delà les barrières, permettant aux Palestiniens d'exprimer leurs souffrances et leurs espoirs.
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