Doktorarbeit / Dissertation, 2015
292 Seiten
Partie I : La peinture orientaliste et la photographie coloniale comme intertexte dans l’œuvre de Leila Sebbar.
Chapitre I : La peinture orientaliste : L’odalisque
1. L’odalisque comme genre pictural
a. Les sources mythiques et sociopolitiques à l’origine des productions d’Odalisques
b. Les thèmes de l’Odalisque
2. Shérazade l’Odalisque
a. Les thèmes de l’Odalisque dans la trilogie
b. Les Mille et Une Nuits et la trilogie
c. Les nœuds intertextuels entre la trilogie de Leila Sebbar et Les Mille et Une Nuits
3. Intertextualité avec la peinture universelle
Chapitre II : La photographie comme intertexte dans l’œuvre de Leila Sebbar
1. De la peinture orientaliste à la photographie coloniale
a. La carte postale coloniale
b. Les thèmes de la carte postale coloniale
c. Le photographe colonial
2. La carte postale coloniale dans la trilogie
a. Le décor
b. La danse
c. La charge érotique
d. Julien photographe colonial
Partie II : Déconstruction des clichés orientalistes dans la trilogie
Chapitre I : Le rapport de Shérazade au regard masculin orientaliste
A. Le rapport de la femme orientale au regard masculin européen dans la tradition orientaliste
1. La femme orientale : Une menace
a. Le voile et l’administration française selon Frantz Fanon
b. Le rapport de Moi à Autrui selon Jean -Paul Sartre
c. Voir sans être vu
d. Le pouvoir « disciplinant » du regard selon Michel Foucault
2. La femme orientale : Un fantasme
3. La femme orientale : Une Méduse
B. Shérazade, l’objet-regardé de Julien
C. Autres spectateurs propriétaires dans la trilogie
Chapitre II : Stratégies de déconstruction du regard orientaliste masculin
1. Shérazade, une anti-odalisque
2. La révolte de Shérazade
a. La mobilité
b. Le camouflage comme arme contre le mauvais œil
3. Shérazade, une odalisque qui échappe à son spectateur-propriétaire
4. Une odalisque qui boit du Coca-Cola
5. Shérazade n’est pas Shéhérazade
a. Une Shérazade à laquelle on raconte des histoires
b. Shérazade/Nidaba
c. Je ne suis pas Shéhérazade
d. Shérazade où le refus de se laisser prendre par l’image
Partie III : La nouvelle image des odalisques libérées
Chapitre I : Peintures orientalistes subverties
1. Leila Sebbar repeint les chefs-d’œuvre orientalistes
a. Dans Shérazade 17ans, brune, frisée les yeux verts
b. Dans Les Carnets de Shérazade
c. Dans Le fou de Shérazade
2. Destruction des scènes orientalistes dans la trilogie
a. La maison de la vieille patricienne de Beyrouth
b. Les posters d’Odalisques de la cité HLM d’Aulnay-Sous-Bois
c. Dans la terrasse du café
d. Dé-fétichiser le fétichisme orientaliste dans la maison de Pierre Loti
Chapitre II : La dénonciation de la représentation orientaliste de la femme orientale et la libération de cette dernière de la photographie coloniale
1. Dénonciation de la finalité pornographique de la photographie
2. Dénonciation des dérapages des métiers de mode et de média
3. Dénonciation de la représentation cinématographique de la femme
4. La libération des femmes Algériennes des photographies de guerre de Marc Garanger
a. Yacine ou l’amnésie culturelle
b. Yacine et l’homme algérien, spectateurs derrière la vitrine
c. L’image comme malédiction
d. La libération de la femme de la photographie
e. Shérazade, une photo d’identité de Marc Garanger
L'objectif principal de ce travail est d'étudier les stratégies scripturales et discursives employées par Leila Sebbar pour déconstruire la vision orientaliste de la femme orientale, tout en cherchant à reconstituer son image authentique au-delà du regard masculin.
L’Odalisque à la culotte rouge d’Henri Matisse
Shérazade ne vient pas des Mille et une Nuits mais des Mille-Mille. Pareil pour son palais : loin de ressembler à celui de la Shéhérazade, il possède tout de même quelques objets qui nous rappellent ostensiblement l’intérieur d’un harem. Ainsi, plusieurs objets reviennent en leitmotiv avec une telle évidence comme le « fauteuil rouge » et la « couverture rouge », que possède Shérazade
Shérazade a une sœur : Djamila/Dinarzade. Dinarzade était la sœur cadette de Shérazade. Cette dernière exigeait que sa sœur l’accompagne dans sa chambre conjugale pendant qu’elle racontait des histoires au sultan, afin de la veiller.
Djamila est la compagne de chambre de Shérazade. Lors de son arrivée, notre protagoniste lui offrit spontanément un matelas et lui proposa de partager sa chambre. Le soir, les deux jeunes filles discutent. Djamila surtout, raconte à Shérazade sa vie, ses amours, son quotidien, « Shérazade, l’écoutait ».
Une affection les lie, les deux jeunes filles s’entraident comme des sœurs, ultime preuve d’amour, Shérazade lui emprunte ses chaussures rouges préférés dont elle raffole.
Partie I : La peinture orientaliste et la photographie coloniale comme intertexte dans l’œuvre de Leila Sebbar : Cette première partie examine comment les arts visuels du passé servent de base à l'écriture de Leila Sebbar et comment l'odalisque est réappropriée.
Partie II : Déconstruction des clichés orientalistes dans la trilogie : Cette partie analyse la dynamique du regard masculin et les stratégies de résistance et de révolte que déploie Shérazade pour échapper à cette emprise.
Partie III : La nouvelle image des odalisques libérées : Ce volet final explore la subversion des scènes orientalistes et la dénonciation de la représentation coloniale de la femme pour atteindre une libération symbolique.
Odalisque, peinture orientaliste, photographie coloniale, discours, voyeurisme, subversion, déconstruction, Shérazade, Leila Sebbar, corps féminin, regard masculin, identité, intertextualité, cliché, colonisation.
La thèse examine comment l'écrivaine Leila Sebbar utilise l'intertextualité avec la peinture orientaliste et la photographie coloniale pour déconstruire les représentations stéréotypées de la femme orientale.
Les thèmes incluent la déconstruction du regard masculin, la subversion des mythes orientalistes, le rôle de la photographie dans la période coloniale et la quête d'identité de jeunes personnages issus de l'immigration.
Le but est d'étudier les stratégies scripturales et discursives qui permettent de passer de l'image de la femme-objet, prisonnière du regard colonial, à une image libérée et authentique.
Le travail s'appuie sur une analyse littéraire comparative et une étude de l'iconographie, en croisant des concepts théoriques comme le regard, le fétichisme, et le mythe, inspirés par des penseurs comme Foucault, Fanon, Sartre et Barthes.
Elle se concentre sur la manière dont Shérazade, l'héroïne, utilise la mobilité, le camouflage et le refus de se laisser objectifier pour saboter les attentes des spectateurs-propriétaires qui veulent l'enfermer dans un cliché.
Les termes essentiels sont : odalisque, peinture orientaliste, photographie coloniale, discours, voyeurisme, subversion, déconstruction et identité.
Le mythe de Méduse est utilisé pour illustrer le pouvoir castrateur du regard féminin : celle qui voit sans être vue pétrifie son observateur, renversant ainsi le rapport de domination initial.
Le rouge, omniprésent dans la trilogie, fonctionne comme un leitmotiv symbolisant à la fois la sensualité, le danger, le sang et la révolte, ancrant ainsi les personnages dans une esthétique orientaliste tout en la subvertissant.
Elle est dénoncée comme un acte de violence et un viol de l'intimité, notamment à travers les photos d'identité forcées prises par Marc Garanger, que les personnages cherchent à détruire pour libérer l'esprit des femmes photographiées.
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