Bachelorarbeit, 2005
27 Seiten, Note: First (82% - sehr gut)
Introduction
1ère partie – Un certain système de coopération
Dépendance, indépendance et coopération
Changements et continuité
2ème partie – L’auto-décomposition d’un système
Clientélisme néocolonial
Un système non durable
L’acte final… ?
3ème partie – Considérations
Conclusion – deuxième décolonisation ou maintien du statu quo ?
Cette étude examine la nature des relations politiques et économiques entre la France et ses anciennes colonies d'Afrique transsaharienne depuis 1960, afin de déterminer si le système actuel relève d'une véritable coopération ou d'une forme persistante de néocolonialisme. La recherche interroge l'efficacité des mécanismes de coopération mis en place et explore les contradictions inhérentes à la politique africaine de la France.
Un système non durable
Alors qu’entre 1958 et 1960, le Président de la République est officiellement reconnu comme étant Président de la Communauté française, dès 1960-1961 des décrets présidentiels vont faire disparaître les mécanismes démocratiques de la Communauté. En fait, celle-ci continuait d’exister mais uniquement au sein du domaine réservé du Président ce qui constituait une action hors-la-loi égalant à un coup d’état permanent et instituait les structures et fonctionnements dignes d’une république bananière.
En effet, dès 1958 la France a mené une politique africaine ambivalente : d’un côté une coopération officielle entre États souverains mais liés par l’histoire, et de l’autre, plus importante, la politique semi-officielle des conseillers. Le premier conseiller qui joua un rôle primordial a été J. Foccart qui, dès 1946, a tissé un réseau relationnel qui allait déterminer la politique africaine de la France jusqu’à sa mort en 1997. Même les réformes menées par V. Giscard d’Estaing en 1972-74 n’ont pas réussi à officialiser la politique africaine de la France.
C’est entre 1981 et 1995, sous la présidence de F. Mitterrand, que va se produire une multiplication et un affaiblissement des cellules et réseaux africains. Le Président va faire appel à son fils Jean-Christophe pour construire un réseau alternatif de la gauche en Afrique. Mais cet essai, mal parti, va trouver son déclin définitif lors de la cohabitation sous Jacques Chirac, ce dernier commençant à mener son propre politique africaine gaulliste à l’ancienne en rappelant J. Foccart au service pour contrecarrer la politique africaine du Président socialiste.
1ère partie – Un certain système de coopération: Analyse de l'évolution historique depuis la conférence de Brazzaville et la mise en place des structures de coopération franco-africaine.
Dépendance, indépendance et coopération: Examen du passage formel de l'Empire colonial vers la Communauté française et de la nature des liens privilégiés instaurés après les indépendances.
Changements et continuité: Analyse de la persistance de l'influence française et de l'adaptation des discours politiques face à l'anticolonialisme mondial.
2ème partie – L’auto-décomposition d’un système: Étude des mécanismes informels, du clientélisme et des dérives corruptionnelles qui ont affaibli la légitimité de la politique africaine de la France.
Clientélisme néocolonial: Exploration des rapports opaques et des intérêts asymétriques qui maintiennent les anciennes colonies dans une dépendance structurelle.
Un système non durable: Analyse de l'érosion des réseaux d'influence et de l'incapacité des réformes successives à stabiliser une relation devenue obsolète.
L’acte final… ?: Évaluation de la réforme de 1998 et de la tentative française de normaliser ses relations par l'absorption du Ministère de la Coopération.
3ème partie – Considérations: Synthèse des enjeux et propositions pour une réforme nécessaire, axée sur le contrôle parlementaire et l'émancipation réelle des États africains.
Conclusion – deuxième décolonisation ou maintien du statu quo ?: Réflexion finale sur l'échec de la politique africaine française et l'urgence pour l'Afrique d'accéder à une véritable souveraineté.
Coopération franco-africaine, Néocolonialisme, Politique étrangère, France, Afrique transsaharienne, Franc CFA, Aide publique au développement, Clientélisme, Réseaux, Jacques Foccart, Souveraineté, Décolonisation, Francophobie, Stabilité, Réformes.
L'ouvrage traite des relations politiques et économiques entre la France et ses anciennes colonies d'Afrique transsaharienne, en analysant si ces relations constituent une coopération équitable ou une forme de néocolonialisme.
Les thèmes clés incluent l'évolution historique de la coopération, le rôle de la monnaie (franc CFA), l'aide publique au développement, le rôle de l'armée française et les réseaux d'influence politiques informels.
L'étude cherche à répondre si, quarante ans après les indépendances, ces États africains sont véritablement souverains ou s'ils restent contrôlés par des structures capitalistes et politiques françaises.
L'auteur adopte une approche historico-politique, s'appuyant sur l'analyse des discours officiels, des accords bilatéraux, des rapports parlementaires et de la littérature spécialisée sur la Françafrique.
Le corps du texte détaille le fonctionnement de la coopération militaire et monétaire, les pratiques de clientélisme, l'influence des conseillers occultes et les tentatives de réformes institutionnelles jusqu'à la fin des années 1990.
Néocolonialisme, coopération, Afrique transsaharienne, clientélisme, franc CFA, souveraineté et influence française sont les termes qui définissent le mieux l'analyse.
L'auteur estime que le système est miné par des mécanismes opaques, une corruption endémique et une montée du sentiment antifrançais, rendant le modèle actuel politiquement et socialement insoutenable à long terme.
L'auteur considère l'absorption du Ministère de la Coopération par les Affaires étrangères comme l'aveu de l'échec de la politique africaine, soulignant que cette réforme n'est qu'un premier pas insuffisant pour garantir une réelle autodétermination africaine.
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